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D’où viennent les lacs landais ?

Celui qui prend encore le temps de faire son itinéraire sur une carte routière, la veille du grand départ, remarquera comme un chapelet d’étangs et de lacs disposés de manière rectiligne, parallèles à l’Océan.

D’où viennent les lacs landais ?

Les autres, se guidant au GPS, pourraient bien croire être arrivés à destination plus vite que prévu en voyant les touristes sur le sable fin préférant les vaguelettes des lacs aux rouleaux de l’Océan. Car, si l’on considère le gigantisme de l’étang de Cazaux et Sanguinet avec ses 55 kilomètres carrés ou les 9 kilomètres de long du lac de Biscarrosse-Parentis, on peut parler de petites mers intérieures. Sans se faire passer pour un Marseillais là où le pastis désigne une pâtisserie. Au nombre d’une quarantaine, il faut se tourner vers l’Océan pour comprendre la naissance et la disposition des lacs landais. Les yeux toujours rivés sur la carte, on remarquera que les dunes forment comme un barrage aux rivières qui voudraient se jeter dans l’Océan. L’élévation de ce système dunaire, pouvant atteindre 80 mètres, a bloqué au fil des siècles et des millénaires les cours d’eau qui allaient vers l’ouest. Ces petits estuaires et vallées, formés par de petits fleuves landais, se sont alors fermés petit à petit, leur débit ne permettant pas de se maintenir face au cordon dunaire. Ces rivières ont ainsi formé de nouveaux lacs, qu’elles alimentent toujours.

 

Des villages engloutis sous les eaux

Mais leurs eaux peuvent parfois se déverser dans l’Océan par ce qu’on appelle un exutoire. Ces déversoirs nommés courants. Le plus célèbre d’entre eux est le courant d’Huchet, qui part de l’étang de Léon pour rejoindre l’Océan à Moliets-et-Maa. Ils se frayent un passage, rarement direct, vers l’Océan car le cordon dunaire est instable. Aujourd’hui fixée par la forêt, implantée au XIXe par Brémontier, l’archéologie témoigne de ces aléas. Ainsi la Gourgue, qui formera l’étang de Sanguinet, a fait disparaître sous ses eaux des villages de l’âge du bronze et de l’époque gallo-romaine que l’on retrouve à une dizaine de mètres de profondeur. Véritable attrait pour les touristes, les fans d’activités nautiques ou de nature préservée, ces zones humides forment un écosystème très riche. Quand ce n’est pas l’afflux des estivants, ce sont les oiseaux migrateurs que ces lacs et étangs accueillent.

 

Crédit photo : Sandis Helvigs
Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest. http://www.sudouest.fr/lemag/

 

Alexandre Marsat

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