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D’où viennent les bulles de l’eau gazeuse ?

Cela fait pschitt… à l’ouverture. À l’intérieur, même en tournant la bouteille dans tous les sens, on ne voit rien. Mais, dès le bouchon dévissé, on entend le gaz qui attendait de s’échapper.

D’où viennent les bulles de l’eau gazeuse ?

FLÂNEUR DES SCIENCES

Et côté eaux gazeuses, le plus étonnant c’est qu’elles sont majoritairement naturelles. C’est-à-dire qu’il n’y a pas eu d’action humaine. L’eau sort donc de sa source avec des bulles. Pas de sorcellerie dans les cavités, il faut juste se pencher sur la géologie.

Essentiellement présentes dans des régions volcaniques, comme l’Auvergne, ces eaux gazeuses naturelles reçoivent du gaz des entrailles de la Terre. Au moment de la formation terrestre, du gaz s’est en effet coincé dans le manteau. Dissous dans cette couche, il peut remonter avec l’action du volcanisme. Au gré de longs et complexes trajets, il arrive à l’eau et au gaz de se croiser. L’eau se charge alors en gaz.

 

DU CÔTÉ DE L'INDUSTRIE

Les eaux dites gazéifiées reproduisent tout simplement ce phénomène. Mais, là, il s’agit d’un gaz carbonique de synthèse. C’est d’ailleurs le même procédé pour les machines à gazéifier des particuliers, livrées avec une petite bonbonne de CO2. D’autres industriels préféreront renforcer le pétillant en concentrant le gaz naturel de l’eau des sources gazeuses.

Peu importe le mécanisme, la bulle est toujours invisible dans la bouteille. Le gaz carbonique est dissous dans le liquide, et c’est le contact avec l’air qui va faire « jaillir » des bulles : c’est le moyen pour le gaz de s’échapper. Et je ne vous parle pas des petits malins qui secouent la bouteille pour la traditionnelle blague. Sans compter l’ouverture de la bouteille de champagne, que tout le monde évite ! Seuls les plus joueurs s’y collent.

En revanche, pour conserver les belles bulles du champagne ou de l’eau gazeuse, il ne faut pas brutaliser le gaz carbonique, sinon il s’enfuit. Ainsi, servir le liquide à la verticale laisse trop de gaz s’échapper. Il faut que le goulot touche le verre incliné. Et le service doit être lent. Bref, copiez les amateurs de bière…

 

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest. http://www.sudouest.fr/lemag/

Alexandre Marsat

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