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Comment traverser les siècles ?

C’est la grande question de l’histoire de l’humanité. Comment devenir éternel sans prendre une ride et sans rhumatismes ?  Pas de crème magique ni de régime alimentaire, qui sont autant de poudre de perlimpinpin.

Comment traverser les siècles ?

Les plus réputés en matière de quête d’éternité furent, sans aucun doute, les Égyptiens de l’Antiquité. Excellant dans l’art de la momification, ils croyaient à la vie après la mort, et voulaient donc pouvoir retrouver leur enveloppe charnelle dans l’au-delà. Ainsi, toutes les classes sociales pouvaient être momifiées, même si les pharaons et la plus haute aristocratie recevaient les meilleurs soins des experts de l’époque.

Mais les premiers à avoir mis au point des techniques de momification sont les Chinchorros, installés il y a sept mille ans dans le nord de l’actuel Chili. Trois mille ans avant les Égyptiens, ils momifiaient tous les membres de leur communauté. Très avancée, leur méthode consistait, dans un premier temps, à tout retirer : os, peau, viscères… Avant de reconstituer le corps avec des morceaux de bois et des os, puis de remettre la peau « en place ». Le corps étant rempli avec un mélange d’argile et de végétaux.

Catacombes des Capucins

Et n’imaginez pas que les momies soient de l’histoire ancienne. La preuve ? Les momies conservées dans les catacombes des Capucins de Palerme, en Sicile. Les bourgeois se faisaient momifier et placer sous cette église de la ville depuis le XVIe siècle. Interdite en 1880, la pratique a perduré. La dernière momie, encore visible, est la petite Rosalia, âgée de 2 ans, qui a reçu à sa mort, en 1920, les meilleurs soins d’un célèbre chimiste.

Nos corps enterrés seront peut-être considérés par les archéologues du futur comme les momies du XXIe siècle. Avec la thanatopraxie, l’étanchéité des cercueils et tous les conservateurs que nous ingurgitons, la décomposition de nos cadavres se révèle de plus en plus longue…

Vous pouvez aussi marquer votre temps par une oeuvre historique qui traversera les siècles. Sinon, il vous reste l’identité numérique. Après leur mort, de nombreux internautes continuent d’avoir une existence sur des réseaux sociaux comme Facebook. Mais les députés ont légiféré l’an dernier en votant le « droit à la mort numérique ». Histoire de préserver la paix dans le repos éternel …

 

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest

Alexandre Marsat

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