Votre version d'internet explorer est obsolette, veuillez mettre votre navigateur à jour pour accéder à ce site.

Mettre à jour

Cap’Archéo en Palestine ! – J2

J2 – Après le récit de mon départ, découvrez la suite ! Voilà une heure que j’ai atterri à l’aéroport de Tel Aviv et tout semble se passer pour le mieux…

Cap’Archéo en Palestine ! – J2

Certes, la nuit n’a pas été de tout confort -ronflements des voisins, perturbations, air glacial en cabine… qui n’a pas connu ça ? Mais malgré un regard ensommeillé, l’enthousiasme est toujours là et aux contrôles passeports, j’obtiens facilement mon visa pour Israël. Youpi ! Je n’ai plus qu’à récupérer le Lab’archéomobile et monter dans le taxi qui m’attend devant l’aéroport…. du moins, c’est ce que je crois !

Visualisez un tapis roulant qui avance lentement. Ecoutez ce bruit caractéristique qui sonne comme un appel au secours : ‘Besoin d’huile dans mes engrenages svp !’. Puis, ouvrez grand les yeux tel un enfant devant son cadeau d’anniversaire. Et maintenant comptez :

1, 2, 3… les valises sortent les unes après les autres et retrouvent facilement leurs propriétaires. Bon, la mallette de Cap’Archéo pèse 30 kg, elle va sûrement arriver la dernière.

4, 5, 6… la voilà ! Euh, non, ce n’est pas elle, juste une vague ressemblance !

7… 10… 40… A quel moment est-il normal de s’inquiéter ?

Puis, le tapis s’arrête… C’est officiel : la valise s’est fait la malle avec tout le matériel d’animation !

Respirer, expirer, respirer, expirer… je savais que j’aurais dû faire du yoga ! Armée de patience je me rends au bureau des bagages disparus et bafouille quelques mots en anglais en déposant ma plainte. Il y a espoir. Un avion en provenance de Paris va atterrir dans l’après-midi, le Lab’archéomobile sera sûrement sur ce vol.

Mais l’heure tourne, il est temps de réfléchir au plan B. On dit que les médiateurs brillent par leur capacité d’improvisation, voici une opportunité de le prouver…

Avec Audrey, mon contact à l’Institut Français de Ramallah, j’arpente les rues de la ville à la recherche d’un peu de matériel de secours. Poteries locales, pâtes à modeler, scotch, réglets, tampons en bois, de tonnes de documents imprimés en vitesse et voilà que le « Lab’archéomobile version débrouille » est prêt ! Ouf, juste à temps, mon deuxième taxi de la journée. Claire, de l’IF, Johayna, notre interprète, et moi partons en direction de Hébron sous un soleil estival… Plus que deux heures de routes et je démarre mon premier atelier de la semaine.

Je sens que le moral revient.

 

Manuela Simula 

Médiatrice scientifique

@fuori_dalgruppo