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#EtaleTaScience : King Kong a bien existé ! Mais son alimentation l'a tué

Le macaque géant imaginé pour le célèbre film fantastique de Cooper n’est pas si imaginaire que cela. La bébête dont des traces ont été découvertes dans le sud-est asiatique faisait quatre mètres de haut...

Certes, cette mesure vaut si le singe géant tend les bras au ciel. Mais tout même, il dépasserait une maison. A quatre pattes, il toise d’une très grosse tête l’homme. Avec ses 200 à 500 kilos, le singe géant devait en imposer.
Une telle taille vous effraie ? Aucun risque ! Le primate, végétarien, se nourrissait des végétaux qu’il trouvait dans les forêts. C’est d’ailleurs qui a valu sa perte.
En ce tout début janvier 2016, des chercheurs ont annoncé dans la revue Quaternary International que ce gigantopithèque n’avait pas survécu au changement de son milieu en savane herbeuse. A l’inverse de son cousin l’orang-outang dont le métabolisme plus lent lui permet de résister, ce manque de nourritures lui a été fatal.
Et oui, il n’y a pas que la taille qui compte. Avec une telle carrure, ledit gigantopithèque, glouton, ne pouvait pas se contenter de quelques herbes.



Le plus : comment les chercheurs ont calculé la taille de ce King Kong ?


A part quatre mâchoires inférieures et des milliers de dents éparpillées, les chercheurs n’ont retrouvé aucun reste de l’animal. En effet, le porc-épic dévore tous les ossements des restes découverts dans les grottes comme le rappelle le paléontologue à l’Université de Poitiers co-auteur de l’étude, Jean-Jacques Jaeger, au micro de la Tête au carré. Mais le porc-épic ne s’attaque pas aux dents. Il est alors un peu hasardeux de proposer une taille à partir des seules dents… Eh bien, au contraire.
Pour les paléontologues, la grosseur des dents est un élément important pour déterminer les dimensions. Jean-Jacques Jaeger explique : « on établit, à partir des mammifères actuels, une relation mathématiques entre la surface des dents et la masse corporelle (des mammifères disparus), avec une marge d’erreur de 25% ».

 

photo credit: Kong no.261 via photopin (license)

Alexandre Marsat

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