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Ma guirlande électrique est-elle préjudiciable à l’environnement ?

Bon, déjà qu’on se prend assez la tête pour trouver un cadeau à tout le monde tout en convainquant le petit dernier qu’il n’aura pas son cadeau à 600 euros, il faut en plus se demander s’il faut économiser l’électricité des guirlandes pour sauver des ours polaires.

C’est vrai qu’on ne se pose pas la question, mais la guirlande électrique a un coût. Au niveau individuel, il n’y a pas de quoi se taper la tête contre les murs : avec une guirlande de 5 mètres d’ampoules classiques à 0,65 W, la consommation électrique revient à environ 30 centimes d’euro sur la durée des fêtes. Au prix du foie gras, c’est supportable. Mais au plan national, en tenant compte des 6 millions de sapins vendus, on arrive à 200 MW de consommation quotidienne minimum, soit le quart de la production d’une centrale nucléaire moyenne, ou 0,25 % de l’énergie électrique produite en France. Ça calme un peu... D’autant qu’il faut ajouter la consommation des illuminations des villes. Qui, depuis quelques années, sont passées majoritairement aux ampoules à LED, réduisant leur consommation de 50 à 80 %, à tel point qu’une ville comme Laval a dédié deux petites éoliennes à l’alimentation de ses illuminations de noël.

 

Passer aux LED

 

Reste que pour les guirlandes individuelles aussi, le LED (pour light-emitting diode) est la solution. On fera déjà l’économie d’un anglicisme en les appelant DEL, pour diodes électroluminescentes. Ces ampoules fonctionnent selon un système différent des lampes à incandescence classiques. Ces dernières font chauffer un filament grâce au courant électrique qui les traverse et, sous l’effet de la chaleur, le filament rougit et produit de la lumière. Ingénieux mais peu efficace puisque 95 % de l’énergie s’évapore en chaleur. Contrairement aux LED qui restent presque froides. Leur principe de fonctionnement est plus complexe. Là, trois couches de matériaux sont superposées : une première est saturée d’électrons (bande de conduction), une seconde est plus pauvre en électrons (bande de valence) et une troisième, placée entre les deux, ne reçoit pas de courant. Comme la nature tend à être la plus neutre possible, elle va essayer d’équilibrer les charges des deux bandes où passent les électrons et leur faire traverser la bande intermédiaire. Ce faisant, les électrons libèrent une énergie qui produit un peu de chaleur mais, surtout, contrairement à une ampoule à incandescence, beau- coup plus de photons. C’est-à-dire de la lumière. Pour autant, la différence sur la note électrique ne permettra sans doute pas de se ruiner en cadeaux, mais, globalement, passer aux LED devrait permettre d’économiser 1,5 % de la production d’électricité annuelle. Ça fait déjà un petit cadeau pour les ours polaires et la nature en général.

 

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest. http://www.sudouest.fr/lemag/

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