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Des recherches sur la stupidité

Il y a des scientifiques qui aiment choisir des sujets d’étude assez inattendus. C’est le cas de ces chercheurs hongrois de l’université Loránd Eötvös et de l’université Baylor, au Texas. Et ils n’ont pas manqué d’esprit en publiant leur recherche sur la stupidité dans la revue Intelligence.

Bon, forcément la participation d’un Texan peut prêter à sourire comme le relève le site Branchezvous.com : « je n’oserais jamais insinuer que la présence d’un Texan dans une étude sur la stupidité s’explique par la proximité géographique d’un grand nombre de «cas» à étudier, mais si vous voulez faire le lien vous-mêmes, libre à vous ! »
Voilà. L’auteur de l’article l’a dit à notre place. Ça c’est fait.

Mais alors comment ces équipes de psychologues ont-ils pu déterminer les critères qui définissent la stupidité ? En piochant tout simplement autour d’eux… Ils ont utilisé 154 de leurs étudiants comme cobayes.
En fait, ces derniers ont dû classer des « histoires idiotes » collectées par un autre groupe d’étudiants. Bref, quand on a des étudiants prêts à tout pour se faire bien voir, pourquoi ne pas leur faire réaliser l’enquête…

Après être passées à la moulinette d’une trentaine de facteurs psychologiques, les chercheurs ont pu classer les actions stupides en trois grandes catégories.
L’équipe de scientifiques a nommé la première « l’ignorance confiante » où le stupide va réaliser une action risquée sans être bien armé pour réaliser celle-ci. Et les chercheurs ne manquent pas d’exemple : « L’histoire typique qui représente cela est celle de cambrioleurs qui voulaient voler des téléphones portables, mais qui, à la place, ont subtilisé des appareils de navigation GPS. Ils ne les ont pas éteins et la police fut en mesure de les suivre facilement. »
La deuxième catégorie est la distraction ou le manque de pratique : un type gonfle beaucoup trop ses pneus : « Soit la personne a oublié de prêter attention à l’action ou elle ne sait pas quelque chose d’essentiel à propos de cette action ».
La dernière catégorie est le manque de contrôle : « les cas ici sont le résultat d’un comportement obsessionnel, compulsif ou de dépendance ».
Bon au final, je m’interroge quand même sur l’intérêt d’une telle étude, pour ne pas dire de sa stupidité.
Mais ce qui est « rassurant » c’est que les stupides ne sont pas méchants. Ils font une connerie parce qu’ils ne savent pas que c’est idiot. Finalement, c’est pour cela qu’on les aime bien.

 

Crédit photo : Ryan McGuire