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Comment les chats ronronnent-ils ?

Les températures tombant en dessous de zéro,  le gel commençant à apparaître sur les fenêtres, voici le moment idéal où le chat vient se lover contre vous, au chaud sur le canapé.

Un peu d’attention, et c’est parti pour une longue symphonie de ronrons.
Un bruit qui fait craquer même les plus réticents aux câlins félins. Un son si observé voire recherché mais dont le fonctionnement est encore méconnu.
Les chats le savent-ils eux mêmes ? C’est un apprentissage développé dès le plus jeune âge qui mobiliserait plusieurs organes.

Comme pour tous les animaux, et notamment les domestiques, de telles actions sont liées à des rôles sociaux. Avec les humains, le chat ronronne pour montrer son bien-être. Mais ce n’est pas le seul moment où le chat émet de tels sons. Pour signifier son infériorité ou son obéissance à un congénère, le chat va aussi ronronner comme pour expliquer qu’il cède et ne veut aucun mal.  En quelques sortes, il devient tout mielleux comme lorsqu’il se frotte à vos jambes pour réclamer attention et câlins.

 



Un bien-être maternel


Domestiqué ou non, le chat ronronne dès le deuxième jour pour communiquer avec sa mère, surtout au moment de la tétée ou de la toilette. Une démonstration de bien-être maternel qu’il reproduit plus tard avec les humains.
L’hypothèse la plus courante implique l’os hyoïde, situé derrière le larynx, qui va de la gorge à la clavicule du félin. Le chat émet le bruit en faisant vibrer le ligament de ce muscle pendant l’inspiration et l’expiration. Ainsi, il ronronne toujours mais contrôle le son selon les situations. Pour d’autres, c’est le résultat de la vibration provenant soit du larynx ou du diaphragme remontant vers les cordes vocales, soit de l’afflux sanguin dans la veine cave.

Ce n’est d’ailleurs pas le seul félin à ronronner. Le guépard, le puma, le lynx, l’ocelot,… ronronnent de la même manière. Et le lion ? Souvent évoqué, le ronronnement est débattu. Il utilise bien le ligament de l’os hyoïde, mais seulement pendant l’expiration avec un son plus fort : le rugissement… ce n’est pas vraiment le même objectif.

Pas sûr que l’on se penche vers un puma pour vérifier son ronronnement. Limitons-nous aux chats, leur ronron est comme la musique, il adoucit et détend. Une ronronthérapie, au fond du canapé, qui ne coûte pas cher.

 

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest. http://www.sudouest.fr/lemag/

Crédit photo : Clem Onojeghuo

Alexandre Marsat

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