Votre version d'internet explorer est obsolette, veuillez mettre votre navigateur à jour pour accéder à ce site.

Mettre à jour

#EtaleTaScience : Notre malbouffe condamne aussi les moineaux !

A la veille de la COP21, nous savons quels sont les impacts des rejets de gaz à effets de serre de nos transport et industries. Responsables de l’amplification du changement climatique et de ses conséquences, notamment sur la biodiversité.

Là, ce sont nos modes de consommation qui condamnent les moineaux. Petits piafs qu’on aurait pu croire invulnérables tant ils sont nombreux (enfin de moins en moins). Décidément.
L’expression « l’homme est un loup pour l’homme » commence à devenir restrictive.

Revenons à nos pauvres oiseaux. Les chercheurs du Centre d’études biologiques de Chizé, dépendant du CNRS de La Rochelle, ont montré qu’ils souffrent eux aussi de malnutrition. A défaut de se réunir dans les fastfood, ils picorent là, picorent ici et re-picorent là-bas les restes de nos repas.
Alors du coup, non seulement le moineau mange trop gras mais en plus il mange trop sucré.
Un cocktail fatal pour cet oiseau d’à peine quarante grammes.

L’étude publiée dans la revue scientifique Plos One repose sur une analyse du régime alimentaire de 110 moineaux des villes et des champs en Poitou-Charentes.
Et les résultats sont sans appel : les moineaux des villes sont bien plus gras et plus petits que leurs congénères des zones rurales. La différence est notable surtout chez les oisillons où la masse grasse passe de 1,9 pour les ruraux contre 2,5 pour les citadins.

« Pour une bonne croissance, les oisillons doivent surtout incorporer des protéines, via l’ingestion d’insectes ; or en ville, ils ont davantage accès à des aliments gras issus des activités anthropiques », explique Frédéric Angelier, biologiste.
Les conséquences sont graves car cette alimentation trop grasse et sucrée crée des dysfonctionnements hormonaux pour leur progéniture.
Cette malnutrition agira sur le développement des oisillons, leur survie et leur reproduction.
Ajouté à cela la pollution atmosphérique et les nuisances sonores, les moineaux, inscrits sur la liste des espèces en voie de disparition en 2009, sont en sursis.

Vous ne regarderez plus de la même manière ces petits piafs qui viennent nettoyer vos miettes aux pieds des bancs.

 

Crédit photo : a-shuhani

 

Alexandre Marsat

Voir son profil