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Pour les scientifiques, nous sommes un nuage de bactéries !

Pour les scientifiques, nous sommes un nuage de bactéries !

« Souviens-toi, homme, que tu es poussière et à la poussière tu retourneras »… Les scientifiques ont pris la phrase au pied de la lettre.

En la modifiant un peu. Forcément, ils ont apporté leur touche personnelle. Pour eux, nous sommes un nuage de bactéries tout au long de notre vie. Oui rien que ça.
Ou plutôt tout ça ! Car des bactéries qui traînent dans notre dos, il y en aurait un sacré paquet. On héberge plusieurs communautés de ces microbes sur nous (et en nous) : cent mille milliards « exactement ».
Et les chercheurs de l’Université de l’Oregon ont décidé de se pencher sur ce nuage pour voir si on peut suivre quelqu’un à la trace…des bactéries qu’il laisse derrière lui.

Vous redoutez les barres du métro, du tramway ou encore tout le mobilier urbain… Et bien sachez qu’en posant la main sur le bureau de votre voisin, en empruntant sa souris vous repartez avec ses bactéries. Décidément l’espèce humaine a un vrai sens du partage… Si si, je vous assure. Et cela partout. Votre copine secoue sa frange, vous tendez la veste à votre pote… et bien même là, les bactéries se propagent et voyagent.



Revenons à l’étude scientifique. L’équipe de chercheurs a cloîtré des cobayes tour à tour dans une pièce, à l’origine aseptisée et traitée au bactéricide chimique, pendant plusieurs heures. Les cobayes devaient juste s’asseoir sur une chaise puis tourner pour faire face aux quatre murs de la pièce. Les scientifiques qui ont analysé l’air de la pièce étaient en mesure de dire avec précision à quel moment la pièce était occupée ou non au vu de la forte présence bactérienne. Mieux, ils ont pu bel et bien retrouver le propriétaire des microbes car le microbiome de chacun est bien particulier.

Voilà, impossible de passer incognito même avec des gants car les bactéries sortent de partout : de notre peau, de nos cheveux, de l’air qu’on expire et … des gaz qu’on émet.
Ce sont les scientifiques qui le disent. Avec cette belle touche poétique que rapporte Wired via le biologiste James Meadow, expert ès bactéries, qui cite un des confrères de son équipe : « le monde est couvert d'une fine patine de fèces ».

Merci les gars, on vient de découvrir qu’on est juste un tas de bactéries.

 

Crédit photo : Alicja Colon