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Travail : les « débordés » ne sont pas si « surchargés » que ça. Surtout les jeunes…

Travail : les « débordés » ne sont pas si « surchargés » que cela. Surtout les jeunes…

Ah les jeunes de la génération Y et le travail…une inconnue pour la génération précédente. On ne compte plus les articles, études ou recherches sur les modes de fonctionnement et d’organisation au travail de cette « génération perturbante ».

Et encore, c’est sans parler de la génération Z.
Forcément comme les quadras et autres quinquas ont du mal à comprendre le rapport au boulot de ces petits nouveaux dans l’entreprise, ils se ruent sur les études.

La dernière en date, réalisée par Havas Worldwide, se veut planétaire et à grande échelle avec 10.000 salariés interrogés, et ce, dans pas moins de 28 pays.
La question centrale de l’étude ? Est-ce que vous n’exagérez pas votre débordement ? Tout simplement.
Le résultat est sans appel… à croire qu’ils ont injecté du sérum de vérité. Pas moins de 40 % ont admis en rajouter quand ils jouent les débordés.
Mais ce sont les jeunes de la génération Y qui font monter la moyenne.
Plus de la moitié d’entre eux (51%) avouent qu’ils exagèrent contre 36% de la génération X (les quadras) et 26% des quinquas et sexagénaires.
Et voilà, après avoir été accusés de ne pas aimer le travail, de ne pas être investis, de ne pas respecter l’encadrement,… maintenant la génération Y ment !
Génial. Bienvenue dans le monde du travail. L’accueil est chaleureux…
Et si tout simplement les plus expérimentés savaient qu’il ne faut rien avouer et dissimulaient mieux leurs mensonges.
Et si la génération encadrante, c’est à dire celle de la génération X et des baby-boomers, accusait la génération Y de tous les maux parce qu’elle se sent bousculée par une génération plus créatrice et dynamique. Chut ! Ah ok.


« Être débordé, c’est une assurance contre le vide existentiel »

Analysant leur propre étude, les sondeurs expliquent : « Notre problème avec le temps, ce n'est pas tant que nous n'en avons pas assez, mais plutôt que nous associons le fait d'être débordé avec le fait d'avoir une vie qui a du sens ». Ouch !

A cela, Slate et Rue89 rappelle l’essai publié par Tim Kreider l’an dernier. Le coup est fatal : « Être débordé, c’est une assurance contre le vide existentiel. Comment est-ce que votre vie pourrait être banale, insignifiante ou dépourvue de sens si vous êtes complètement débordé, occupé 24h/24, sollicité de toutes parts ? Je ne peux pas m’empêcher de me demander si toute cette agitation histrionique ne sert pas juste à cacher que bien souvent, ce que nous faisons n’a aucune importance ».

Bon je m’arrête là, je suis au bord du burn-out.

 

Crédit photo : Startup Stock Photos