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Pourquoi autant de cigognes en Charente-Maritime ?

Ces premières semaines de juillet, c’est baptême de l’air en Charente-Maritime. Non pas une animation touristique (quoique) mais les premiers envols pour les bébés cigognes blanches.

Car le département est devenu petit à petit un lieu privilégié pour ces grands migrateurs. Si la première mention d’une cigogne apparaît en 1841, ce couloir de migration ne semble plus existant par la suite. Mais un premier couple décide d’y faire halte pour nidifier en 1960 dans le marais de Rochefort. C’est le début d’une belle histoire entre les cigognes et la Charente-Maritime.
Les premières trouvent ici tout ce qui leur convienne pour s’y installer en février, fabriquer leur nid, se reproduire et élever leurs cigogneaux. L’habitat est idéal et les environs regorgent de frugalité : petits poissons, batraciens, insectes aquatiques. Et surtout des écrevisses américaines dont elles tentent de nous débarrasser. Cet invasif aura fait des heureux…
Et c’est sans compter le bon accueil réservé par les Charentais qui bâtissent des plateformes pour leurs nids, notamment avec le travail des bénévoles du groupe ornithologique Aunis-Saintonge. Présentes dans le marais de Brouage, elles colonisent petit à petit dans, les années 90, le marais de Rochefort, puis les bords de la Gironde et de la Charente.


900 cigogneaux à l’envol


En 2014, pas moins de 450 couples y ont posé leurs pattes rouges et leurs longues ailes blanches et noires.
Avec 900 jeunes à l’envol dans les marais charentais, l’oiseau mythique de l’Alsace pourrait bien devenir celui de Charente-Maritime car le département a dépassé les deux départements alsaciens. Le Pays rochefortais célèbre même l’oiseau avec Cigogne en fête au mois de mai depuis 1998.
On n’a pas fini de les entendre claquetter et glottorer dans les marais.
Les petits que l’on peut observer sont nés entre avril et juin au cours d’une ponte de 2 à 4 œufs. Les plus chanceux auront auparavant assistés à la parade où les forts claquettements alertent les promeneurs.

A la fin de cet été, ce sera le grand vol vers l’Afrique d’où elles reviendront pour nicher à nouveau en Charente-Maritime. Mais le lieu est si accueillant que quelques cigognes demeurent avec leurs baluchons même l’hiver car la nourriture est suffisante dans les marais.
Et comme la majorité des cigognes reviennent sur leur lieu de nidification, la cigogne a de beaux jours devant elle dans le ciel charentais.

 

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest.
http://www.sudouest.fr/lemag/

Photo credit: Cigüeña via photopin (license)

Alexandre Marsat

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