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Mars One : "La limite principale est la résistance psychologique des premiers explorateurs"

Mars One : "La limite principale est la résistance psychologique des premiers explorateurs"

Les élèves de l'école primaire Flornoy à Bordeaux ont interviewé Jeremy Saget, le seul français à avoir été sélectionné pour l'opération Mars One qui souhaite envoyer des hommes et de femmes sur Mars.

Jeremy Saget explique comment un vaisseau peut rejoindre Mars et quelle sera la vie sur la planète rouge pour ces premiers voyageurs.

 

Victor : Combien de temps prend le voyage ? Est-ce qu’il y a de l’oxygène sur Mars ? Qu’est-ce que l’on ressent la première fois que l’on va dans l’espace ?

Et bien Victor, tu commences fort dis-moi, avec 3 questions très réalistes en plus ! Le voyage vers Mars, en partant au bon moment et avec la propulsion actuelle (ce qui pousse le vaisseau spatial), dure entre 6 et 9 mois. C’est la durée des missions dans la station spatiale internationale en ce moment.

On ne peut pas respirer dehors sans équipement spécial (la fameuse combinaison EMU de l’astronaute), car l’atmosphère martienne est surtout composée de dioxyde de carbone (96%) et seulement quelques traces d’oxygène. Mais même s’il y avait 21% d’oxygène comme sur Terre, la pression sur Mars est beaucoup trop faible (20 fois moins que sur Terre) pour que tes poumons puissent s’oxygéner correctement… Donc combinaison obligatoire pour toutes les sorties ! En fait, il y a beaucoup d’oxygène caché sur place : on peut en récupérer à partir de l’eau, du dioxyde carbone. Et comme vous l’avez très bien dit tout à l’heure, on peut en produire grâce aux plantes la journée. Donc, avec un peu d’astuce, de matériel et d’énergie, on peut avoir tout l’oxygène nécessaire dans l’habitat et la combinaison pour respirer, ouf ! Avant que les hommes décollent pour Mars, on apporte tout ce qu’il faut et on s’assure que tout fonctionne correctement là-bas.

L’espace commence à seulement 100 km au-dessus de nos têtes, et, dès la mise en orbite, tu ressens une sensation extraordinaire, inédite: tu ne « pèses » plus rien ! Tu flottes, tu voles… Ou plutôt tu tombes, car, en fait, tu ne sens plus ton poids car tu « tombes » en même temps que ton vaisseau et tous les objets autour de toi ; c’est une chute libre autour de la Terre. C’est la liberté ! Tu as pu ressentir cette sensation une fraction de seconde sur Terre (le « haut-le-cœur » du grand 8 à la foire, ou dans un ascenseur un peu brusque) mais là, ça dure en permanence, tant que le vaisseau n’accélère pas trop ! C’est une sensation très agréable. Il n’y plus de haut ni de bas, tu peux être désorienté. Certains astronautes sont malades au début comme dans un bateau, mais cela ne dure pas très longtemps. Et en revenant sur Terre tu aura la surprise de reprendre conscience de ton propre poids, que tu avais oublié…
Les astronautes, qui voient de leurs propres yeux l’ensemble de la Terre par le hublot, décrivent tous un sentiment particulier : ils sont frappés à la fois par la beauté de notre planète bleue, et par l’apparente fragilité de notre berceau dans l’immensité de l’espace… C’est pour cela qu’il faut la protéger !

 

Camille : Est-ce qu’il y a une sorte de vie sur Mars ?

Chère Camille, là est toute la question en effet ! C’est une des plus grandes questions scientifiques de notre époque.
D’abord, la sorte de vie que l’on connaît est surtout liée à l’eau liquide et au carbone. Peut-être existe-t-il dans l’Univers une autre sorte de vie fondée sur d’autres éléments et d’autres principes. Personne ne le sait.

Concernant Mars, c’est la planète en « zone habitable », c’est-à-dire à distance de son étoile qui permet à l’eau d’exister sous forme liquide, la plus accessible à l’Homme. On a découvert récemment d’autres planètes en zone habitable dans d’autres systèmes stellaires, mais très très très loin de nous (plusieurs dizaines d’années-lumière…). Pas demain la veille qu’on pourra y envoyer une sonde…

Justement, on sait maintenant qu’il y a de l’eau sur mars, sous forme de glace à la surface. On sait même qu’il y a eu des océans et des fleuves il y a plusieurs milliards d’années ! On pensait depuis qu’il y avait de l’eau sous forme liquide sous la surface, et on en a maintenant la preuve. Et on a tous les ingrédients à la vie sur Mars : donc si on trouve de la vie sur Mars (sous forme de bactéries probablement et non pas des petits hommes verts hein) cela veut dire que la vie est fréquente dans l’Univers, et c’est la découverte du millénaire ! Et si on ne trouve pas de vie ou de trace de vie antérieure, cela veut dire que l’apparition de la vie est un événement très rare. Dans tous les cas, Mars est notre meilleur laboratoire d’exobiologie !

 

Issan : Est-ce que tu pourrais ramener de la terre de Mars ?

Cher Issan, c’est une très bonne question complémentaire ! La NASA et l’agence spatiale européenne planchent en ce moment pour ramener des échantillons de Mars comme on l’a fait pour la Lune (missions Apollo), car on voudrait plus que des météorites martiennes à étudier pour espérer répondre à la question de Camille. C’est la mission « Mars Sample Return ». Le problème c’est que ramener des roches lourdes avec des robots coûte très très cher, probablement le même prix qu’envoyer des hommes sur Mars, donc les agences hésitent encore. Et en plus les robots sont plus lents (le rover opportunity vient de boucler un marathon -42 km- sur Mars, un record, mais il lui a fallu quand même plus de… 10 ans !) et choisissent moins bien les meilleurs cailloux à étudier que les Hommes. Donc dès que possible, il faut en effet que les hommes étudient un maximum de cailloux, de roches, de sol, de sous-sol, sur place, et, à l’occasion d’un retour, renvoient aux experts restés sur Terre les meilleurs échantillons. Ajoutons que parfois, on ne trouve pas ce qu’on cherche, ça l’homme sait faire mais pas encore les robots.

 

Ruben : Combien de temps pourrez-vous rester sur Mars ?

Cher Ruben, c’est une question ouverte ! Pour une mission aller-retour classique, c’est soit un mois, soit 18 mois, à cause des fameuses « fenêtres de tir » (tu te souviens ?) si tout se passe bien.
Pour l’installation d’une base permanente, c’est-à-dire permettre à un groupe d’humains de survivre dans un habitat une fois posés sains et saufs, on dispose déjà de solutions pour les systèmes de « support vie ». Les conditions physiques de vie sur la Lune ou dans la station spatiale internationale sont plus extrêmes encore et on sait y survivre un certain temps. Il y a, principalement, le problème de la fonte des os et des muscles, même si cela gêne moins quand on pèse trois fois moins comme sur Mars, et celui des radiations (cela dit la dose reçue sur l’ensemble de la mission équivaut à la dose acceptée sur la carrière entière d’un astronaute, ni plus ni moins, et donc risque de maladie grave dans une vie qui passe de 20 à 23% ce qui est finalement moins préoccupant que les risques du voyage lui-même…).

Le développement durable de la base dépendra au début d’un ravitaillement tous les 2 ans et du cycle des végétaux, avant que le groupe soit suffisamment étendu pour être sur la voie de l’autonomie dans la plupart des domaines.
La limite principale étant finalement la résistance psychologique des premiers explorateurs, qui seront aussi loin de leurs repères réconfortants que l’on peut l’être. Plus de doudou. Question ouverte donc, il y a les optimistes et les pessimistes. L’Homme a quand même montré des capacités d’adaptation remarquables, non ?

 

Gabriel : Est-ce qu’il y aura assez de lits pour tout le monde sur Mars ?

Cher Gabriel, ce ne sera pas un 5 étoiles, mais tout de même l’architecte a prévu 50 m2 par personne, avec tout ce qu’il faut, le plus confortable possible. Si tu veux avoir une idée du camping de luxe (sans la piscine) je t’envoie une photo.

Ce sera par contre un peu moins spacieux dans le vaisseau de transit entre la Terre et Mars, seulement 20 m3 par personne, mais en apesanteur tu peux utiliser l’ensemble du volume et même dormir à la verticale ou au plafond dans le sac de couchage, donc cela reste correct pour 7 mois !

 

Judith : Est-ce que c’est simple d’ "amarsir " ?

Bravo Judith, tu as tout compris. C’est probablement la partie la plus dangereuse de la mission. L’amarsissage dure entre 6 et 8 minutes et il faut freiner très fort avec des retrofusées à la fin (les ballons gonflables et les parachutes utilisés pour les robots sont mois adaptés à une capsule habitée) car on arrive quand même à 6000 km/h à 10 km d’altitude et l’atmosphère martienne très fine aide beaucoup moins au freinage de la capsule que lors d’une réentrée dans l’atmosphère terrestre… Et le frottement dans l’air à cette vitesse chauffe et vibre très fort. Pour amateur de sensations fortes.
Les contraintes de l’amarsissage sont en tout cas très importantes à prendre en compte pour l’ensemble de l’architecture de la mission.

 

Lucie : Comment dormirez-vous ? Y-a-t-il un réseau Internet sur Mars ?

Chère Lucie, on dormira dans des sacs de couchage dans le vaisseau, comme dans la station spatiale internationale si tu as vu des images, et dans des lits douillets dans l’habitat martien (voir question de Gabriel). En fait, le cycle jour-nuit sur Mars est très proche de celui que tu connais : il dure 24h39 min au lieu de 24h ! Donc on ne se décalera que très lentement par rapport à la Terre, et l’horloge interne ne sera pas trop déréglée. Un jour martien s’appelle un « sol ».
Bien avant la mission habitée, on enverra des satellites de télécommunications en orbite autour de mars (et un autre pour relais lorsque Mars est de l’autre côté du soleil par rapport à la Terre) qui permettront aux Hommes sur Mars de communiquer avec la Terre (mail, sms, mms, messages vidéo, etc..) et se connecter à Internet (sites favoris accessibles et tout site sur demande après phase de téléchargement). On pourra plus facilement communiquer entre les deux planètes au 21e siècle que les explorateurs des siècles précédents sur deux continents! Le problème par contre c’est que, selon la distance qui varie de 58 à 400 millions de kilomètres, les communications en « live » ne seront pas possible car il faudra attendre la réponse à une question de 6 à 44 minutes ! Pas très pratique pour discuter…

 

Maud : Vous allez tomber ?

Chère Maud, tu l’as bien compris, dans l’espace, on ne fait que tomber. On tombe en permanence lorsqu’on est en orbite, mais ce n’est absolument pas grave, puisque TOUT tombe en même temps et ensemble, donc pas de réception douloureuse. « Jusqu’ici tout va bien, l’important n’est pas la chute, mais bien l’amarsissage » – clin d’œil à Judith et à Victor.

 

Jules : Il y a la télé dans la fusée ?

Oui Jules, ne t’inquiètes pas il y a plein d’écrans et tout et tout. Le vaisseau est une énorme console de jeu vidéo. Tout est « télé » d’ailleurs, ce qui vient du mot « distance ».

 

Lise : Pour quelle raison partez-vous ?

Chère Lise, c’est une question très profonde.
Il y a ce qui s’explique (la raison) et ce qui ne s’explique pas vraiment (ressenti, intuition).
D’abord, tu sais, je ne suis pas encore dans la fusée, il y a encore beaucoup d’étapes et de travail. Mais si on envisage un tel voyage, il faut se préparer sérieusement dès maintenant, on ne peut être prêt qu’à être prêt. Tu as raison, c’est important de toujours bien réfléchir à ce qui nous pousse à faire quelque chose.

Il se trouve que je n’ai jamais oublié l’enfant que j’ai en moi et ses rêves éveillés. Je veux aller dans l’espace depuis que j’ai ton âge, et j’y suis toujours revenu. Comme il n’y a pas encore d’école pour devenir astronaute, j’ai choisi un métier qui me passionne et qui n’est pas très loin de mon rêve. Quand quelque chose est très difficile, cela me motive, j’ai envie de faire beaucoup d’efforts pour y arriver. Pour se lancer dans une aventure, il faut avoir confiance dans la vie, dans les autres, et comprendre que ce qui compte vraiment ce n’est pas la fin du parcours mais bien le chemin ! « Tout ce qu’un homme est capable d’imaginer, d’autres hommes sont capables de le réaliser » (Jules Verne ?), donc : rêvez les enfants, le futur se tient parmi quelques-uns de vos songes !

En somme, les enjeux d’un voyage vers Mars réunissent toutes mes passions : l’Homme, les sciences, l’exploration. Et puis faire un tel voyage, c’est beaucoup de bénéfice pour la Terre : on résout beaucoup de problèmes très terriens en allant dans l’espace. Vous y réfléchirez avec M. Couairon. On ouvre aussi notre monde qui peut finir par tourner en rond… Et on prend beaucoup de recul ! Vous êtes tous sortis de votre berceau, et vous avez eu raison. Être explorateur, un peu, c’est peut-être comme un si le « capitaine de ton âme » restait un enfant…

Pour répondre au sens subtil de ta question, Lise, je suis très heureux dans ma vie, auprès de mes enfants que je vois grandir avec amour. Il est important que vous tous, un jour, trouviez aussi votre propre chemin, quel qu’il soit. J’ai pris conscience que le bonheur, que nous recherchons tous, est déjà là : il est dans le moment présent ! Il n’y a plus qu’à s’inscrire dans ce qui a le plus de sens pour nous, ce qui nous porte vraiment, et vous ajoutez un sens profond à votre vie.

 

Flore : Il y a du réseau sur Mars ? Quand est-ce que vous allez partir ?

Chère Flore, parfaitement, il faut du réseau sur mars pour guider l’ensemble des systèmes, cela sera assuré par des satellites de télécommunication qui partiront au moins 4 ans avant les premiers humains. Par contre, toujours pas pratique pour les conversations avec la Terre… Pour une architecture de mission aller simple avec construction de base permanente, un départ est possible dans 12 à 20 ans. Je suis loin d’être dans la fusée, mais j’aurai encore l’âge. Pour une mission classique aller-retour par coopération d’agences spatiales c’est prévu dans 25-30 ans, le problème, c’est que c’est le cas depuis les années 1970 et c’est toujours repoussé à un horizon lointain ce qui ne facilite pas les décisions fermes. Si le délai est respecté cette fois, ce sera votre génération ! Entre les deux, il existe un projet privé (sisi crédible parce que Elon Musk, SpaceX, etc..) de ligne régulière aller-retour par une immense navette spatiale réutilisable avec une dizaine de pionniers dans 12-20 ans puis des centaines de voyageurs interplanétaires à la fois dans 20-50 ans…

Vous savez que vous vivez une époque incroyable, c’est la première fois que l’homme moderne (sapiens), depuis son apparition il y a 200 000 ans, est en capacité de devenir multi-planétaire ( !!) et vous allez assister ou participer à cela, c’est presque certain. Rien que ça.

 

Paul : Comment allez-vous faire pipi ?

Paul je te remercie pour cette question très concrète. Dans le vaisseau de transit, il faut disposer d’une sorte de tuyau d’aspirateur qui recycle l’eau car comme tu le sais, les liquides ne sont pas « dirigeables » en apesanteur, ils flottent sous forme de gouttelettes (voir vidéos amusantes sur la station spatiale internationale).

Sur Mars en revanche, cela s’apparentera tout à fait aux toilettes que tu connais (pas question d’aller dans le jardin sans la combinaison, n’est-ce pas) puisque même réduite d’un tiers, il y aura bien une gravité qui remet bien les choses à leur place.

 

Juliette W : Est-ce que les extra-terrestres existent ?

Comme j’aimerais pouvoir te répondre Juliette ! Je m’interroge tout comme toi. Les petits hommes verts de l’imaginaire martien, non c’est une certitude. De la vie extra-terrestre, j’espère bien que nous pourrons apporter des éléments de réponse dans les deux décennies qui viennent pour les formes simples. Pour la vie intelligente se rapprocher du SETI. Pour la vie qui ne repose pas sur l’eau faire travailler ton imagination fertile.
Ah si, une certitude : dès lors que l’Homme aura posé le pied sur une autre planète, ce seront nous les extra-terrestres, d’une certaine manière…

 

Aïnoha : Est-ce que c’est simple de décoller de Mars ? Existe-t-il des formes de vie sur Mars ?

Chère Aïnoha, ce n’est déjà pas si simple de décoller de la Terre, alors en effet tu as bien mis le doigt sur la partie délicate d’une mission habitée vers Mars. En fait, il y a des tas de raisons à une architecture aller simple-base permanente, mais l’une d’entre elle est de réduire la complexité du décollage de Mars, son coût, et sa dangerosité. C’est bien ce retour qui nécessite le plus d’avancées et de validations technologiques, et qui place l’horizon de mission habitée à 15-30 ans et non pas à 12-20 ans. Il faut poser beaucoup de composants et de masse sur Mars, ce qui est difficile et coûteux. Et il faut contrôler correctement le décollage à distance ce qui est très délicat sur une gravité deux fois plus forte que sur la Lune. Il faut prévoir aussi la production des ergols (carburants) par des usines montées sur place (500 jours de production nécessaire environ). Pas simple donc. Pour la vie sur Mars, je vois que cette question essentielle ne t’a pas échappée non plus, va voir la réponse faite à Judith.

 

Zacharie : Quelle sera la hauteur de la fusée ?

Pour la mission Mars One, le lanceur prévu une fusée de type « Falcon9 Heavy » mesure 70m, pour les missions des agences spatiales gouvernementales c’est plutôt « SLS » 121 m ! Mais Zacharie tu souhaites peut être te représenter le vaisseau spatial assemblé en orbite basse terrestre, le « Mars Transit Vehicle » qui fera 25 m environ pour 20 tonnes. Tiens je t’envoie un photo pour mieux visualiser.

 

Assia : Combien y aura t-il de gens avec toi là-bas ?

Chère Assia, le défi principal de cette mission étant psychologique, il s’agit surtout de sélectionner les bons groupes de 4 personnes qui seront capables de résoudre et surmonter les différents problèmes de cette mission, attendus comme inattendus, tout en continuant à bien s’entendre. Il faut donc être ouvert et gentil.
Jusqu’à présent, la sélection a consisté simplement à écarter les candidats sur des critères psychologiques précis, ce qui ne veut pas encore dire que l’on a trouvé les bonnes personnes pour une telle mission.
Le plus difficile, maintenant, c’est d’assortir correctement 4 personnes suffisamment différentes (plus on est différent, plus on a d’angles de vues pour résoudre les problèmes) mais qui s’accordent très bien. Pour tester et retenir les bons groupes, il y aura beaucoup de défis collectifs et de simulations « tous seuls au milieu de nulle part » sur des bases qui ressemblent aux bases martiennes.

Au final, 6 groupes de 4 personnes (2 hommes et 2 femmes) seront sélectionnés, entraînés et formés pendant au moins 12 ans pour faire face à toutes les difficultés et survivre dans les meilleurs conditions.
Si tout se passe comme prévu, un groupe de 4 partira tous les 2 ans pour qu’une base permanente de 24 personnes soit construite en 10 ans. Si la base fonctionne bien et qu’une solution de retour est prête, les allers-retours seront possibles à terme.

 

Photo credit: Mars02 via photopin (license)