Votre version d'internet explorer est obsolette, veuillez mettre votre navigateur à jour pour accéder à ce site.

Mettre à jour

Vous vous rongez les ongles ? Alors vous êtes intelligents !

Vous vous rongez les ongles ? Alors vous êtes intelligents !

J'AIME PAS LES SCIENCES

Le psychologue Alexander Penney pourrait rassurer pas mal de monde. Le chercheur canadien a mené une étude sur le lien entre angoisse et intelligence. Le résultat est pour lui sans appel : les plus anxieux sont ceux qui possède le QI le plus développé. Les pauvres…

C’est un peu comme quand les riches disent autour d’eux « l’argent ne fait pas le bonheur ». On aurait presque envie de verser une petite larme !
Quand on sait qu’une telle étude a été réalisée par des chercheurs dont le QI est certainement au dessus de la moyenne, on se demande s’ils n’ont pas voulu nous faire pleurer. 
Mieux, l’enquête a été menée auprès d’une centaine d’étudiants de l’Université de Lakehead en Ontario. Bref, pas forcément les derniers de la classe.

Le psychologue explique : « Il est possible que les individus doté d'une grande intelligence verbale soient capables de considérer les événements passés et futurs de façon plus détaillée. Cela les prédispose à des périodes de réflexion et d'inquiétude plus intenses.» Bref en clair : ceux qui sont inquiets sont intelligents.
Le Magazine de la santé de France 5 rappelle que des scientifiques de l’Université de Columbia avaient démontré en 2012 que « l'intelligence et l'anxiété étaient en corrélation avec une activité du cerveau, plus précisément, du métabolisme de la choline, un nutriment constitutif du neurotransmetteur acétylcholine ».

Et oui, car les études sur le sujet se succèdent via des questionnaires qui disent tous la même chose.
Vous pensez que je suis de mauvaise foi à râler contre ces pauvres anxieux si intelligents ?
Et bien, place au fact checking : Nicolas Gauvrit, maître de conférence en mathématiques et psychologue du développement, démonte ces études sur son blog « Raison et psychologie ». Et ce n’est pas la première fois qu’il décortique des enquêtes. C’est d’ailleurs l’objet de son site : « quand la perception du hasard et autres biais psychologiques interfèrent avec le raisonnement ». Là il explique pourquoi les échantillons étudiés sont biaisés et que les conclusions tirées n’ont pas de fondement scientifique...

Bonne lecture. Moi je vais continuer à me ronger les ongles !

 

Photo credit: Wedding day, part 2 via photopin (license)