Votre version d'internet explorer est obsolette, veuillez mettre votre navigateur à jour pour accéder à ce site.

Mettre à jour

Arrivée du printemps : comment les fleurs se transforment-elles en fruit ?

FLÂNEUR DES SCIENCES

Les premières fleurs des cerisiers et des pommiers embellissent nos jardins. Symboles de la véritable arrivée du printemps, ces fleurs annoncent aussi une très bonne ou une moins bonne récolte. Pour autant faudrait-il que chaque fleur que l’on voit donne naissance à un fruit.

Car c’est bien d’une naissance dont il s’agit. Et comme pour les humains, c’est surtout le hasard qui dicte sa loi. Si le fruit est toujours issu d’une fleur, toutes les fleurs ne donnent pas des fruits
Il est donc le résultat d’une reproduction où l’organe femelle de la fleur, le pistil, va être fécondé par les gamètes mâles contenus dans le pollen issu des étamines. La fécondation a donc lieu quand le pollen des étamines arrive sur le stigmate du pistil. La paroi de l’ovaire se transformera alors en fruit et l’ovule en graine. D’où l’expression « semer la petite graine »…

Si on revient à nos cerisiers et pommiers, ce transport des pollens issu des étamines va se faire évidemment par les pollinisateurs, notamment les abeilles. Car pour se reproduire ces fruitiers ont besoin d’une pollinisation croisée (avec un autre arbre) les gamètes mâles doivent donc aller à la rencontre des gamètes femelles. Là où d’autres fleurs bisexuées comme les tomates peuvent s’auto-féconder par auto-pollinisation.

Et c’est un véritable cycle de la vie florale à laquelle on assiste car la fleur qui va se transformer va aussi protéger ainsi les graines qui permettront à la plante de se transformer non plus en fruit… mais en nouvelle plante.

 

Baies, fruits drupes ou fruits secs

 


Deux types de fruits naissent des fleurs. Quand on parle de fruit, on pense tout de suite au premier type : les fruits dits charnus. Il convient de distinguer les baies (raisin, tomate, agrumes…) des drupes, ceux qui possèdent une graine dont l’enveloppe est solide, appelée noyau : pêches, cerises, prunes mais aussi olives.

On pense plus rarement au deuxième type de fruit : les fruits secs. Ces derniers seront classés selon qu’ils s’ouvrent ou non : les déhiscents ou les indéhiscents. Chez les indéhiscents, nous trouverons notamment le blé, le maïs et la valériane.
Parmi les déhiscents les plus connus sont les petits pois, les haricots, la gentiane, le colza…
Même s’ils sont secs, ces fruits sont tous nés d’une fleur.
Et comme les pommiers ou les cerisiers, leurs pétales peuvent aussi colorer nos champs.

 

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest.
http://www.sudouest.fr/lemag/

 

Alexandre Marsat

Voir son profil