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Deux infinis en quelques minutes

De l’infiniment grand à l’infiniment petit, les connexions sont tout aussi infinies et J-C Caillon les résume quelques minutes

De l’infiniment grand à l’infiniment petit, les connexions sont tout aussi infinies et J-C Caillon les résume quelques minutes

La physique nucléaire peut receler sa petite part de poésie. Certes la Terre n’est pas bleue comme une orange mais il y a autant d’atomes dans une orange qu’il faudrait d’oranges pour remplir la Terre. Pas facile pour un physicien théoricien comme Jean-Christophe Caillon de rendre accessibles des domaines où il n’y a rien à voir sans un lourd appareillage. Au sein du CENBG (Centre d’Etudes Nucléaires de Bordeaux Gradignan) qui rassemble des physiciens de la structure atomique dans plusieurs champs de recherche, il travaille sur des modèles mathématiques pour comprendre comment protons et neutrons sont construits à partir de quarks. Alors là, il a fait simple et direct, avec un petit montage qui permet, comme avec une caméra subjective, de partir du niveau des galaxies, à 1024 mètres pour plonger jusqu’aux quarks, ces « briques » des neutrons et protons, à 10-15 mètres. « Mon objectif est de faire comprendre à quoi sert un accélérateur de particules ».

 

Incertitudes quantiques

Car s’il est simple de saisir qu’il y a « autant de cellules pour faire un corps que d’étoiles pour faire une galaxie », il est autrement plus ardu de comprendre la physique des micro-particules qui se comportent comme des ondes, c’est à dire comme un liquide. Et que partant de là, la place de l’électron est partout autour de l’atome car il est impossible de le situer précisément. En abordant les franges de la physique quantique, on touche un terrain mouvant où tout peut être remis en question, notamment lorsque des chercheurs ont annoncé, au début du mois d’octobre, avoir peut-être découvert des particules allant plus vite que la lumière : « Si c’est confirmé, cela remet tout en question. Mais avec le LHC, si d’ici fin 2012 on n’a pas trouvé le boson de Higgs, ce sera la même chose. » Car pour lui, « la physique, c’est ça. On a des lois qui marchent et qui finissent par ne plus marcher quand on découvre autre chose. » Et là, c’est de la poésie.